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La Claymore : Epée d’Ecosse

Écrit par: Anne
Publié: 9th August 2017

Texte d’origine écrit par Hamish

La Claymore était une épée unique que l’on trouvait uniquement dans les clans d’Ecosse. Développée au début de la Renaissance, la Claymore fut créée au cours d’une transition dynamique de l’armement militaire. L’art du combat à l’épée fut grandement affecté par l’évolution de la technologie militaire ; en conséquence, plusieurs nouveaux modèles d’épées furent conçus dans une tentative d’adapter l’arme pour le combat moderne. Dans certaines régions telles que L’Allemagne et la Suisse, les forgerons commencèrent à façonner des lames plus longues ; ces longues épées nécessitaient d’êtres maniées avec les deux mains. La Claymore était un exemple de ces épées à deux mains.

En moyenne, la lame de la Claymore mesurait 105 centimètres et sa poignée 30 centimètres, pour une longueur totale de 135 centimètres. En raison de sa masse, la Claymore pesait plus de 2 kilogrammes ; les Ecossais utilisaient un fourreau à l’épaule pour porter leur Claymore dans le dos. La poignée de la Claymore avait une garde abaissée dont les quillons pointaient vers la lame. De plus, certaines poignées possédaient deux plaques concaves pour une protection supplémentaire ; elles devinrent connues sous le nom de gardes en “coquille” à cause de leur ressemblance avec un coquillage ouvert.

Contrairement aux plus petites épées de la Renaissance, la Claymore sacrifiait la vitesse en faveur de la puissance et de la portée ; c’est parce que la Claymore était conçue pour combattre des armes spécifiques. Ses adversaires préférés étaient les armes longues, telles que les armes d’hast ou d’autres épées à deux mains. Les épées plus petites avaient l’avantage d’être plus maniables que les lances et les piques mais n’avaient pas la capacité de pénétrer la défense des armes plus longues. La Claymore, en revanche, avait un énorme pouvoir de coupe en raison de sa taille et donnait à celui qui la maniait un avantage de distance. Sur le champ de bataille, cette combinaison faisait de la Claymore une arme dévastatrice dans les combats rapprochés ; un Highlander armé d’une Claymore pouvait facilement se frayer un chemin parmi une formation ennemie.

Par exemple, en 1689, les clans écossais loyaux envers le Roi James VII combattirent les troupes du gouvernement du Roi Guillaume d’Orange durant la bataille de Killiecrankie. Après avoir reçu une pluie de tirs de mousquets, les highlanders chargèrent avec leurs Claymores pour se retrouver en combat rapproché. La bataille se termina par une victoire à la Pyrrhus pour les écossais, mais les prouesses de la Claymore furent démontrées dans tous leurs sanglants détails. Des témoins du carnage firent des descriptions horribles des corps écrasés et décapités qui jonchèrent le champ de bataille.

Après la bataille de Killiecrankie, la Claymore n’eut plus jamais l’occasion de faire preuve de ses capacités. Le mousquet était devenu l’arme dominante sur les champs de bataille et, surpassé à l’âge de la poudre à cannon, le combat à l’épée devint obsolète. Cependant, même si l’épée avait perdu son rôle central dans les tactiques militaires, la Claymore demeura un symbole de la fierté écossaise.


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Écrit par: Anne


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