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Le Voyage en Écosse de Bobby | Épisode 3 Le Kilt

Écrit par: Anne
Publié: 15th April 2020

Le voyage en Écosse de Bobby par Nicolas Lecoffre – Lettre n°3 : Le Kilt – 27 mars 2019

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Chère Tata Suzette,

 

Dans ma dernière lettre, je t’ai laissée dans le suspense le plus insoutenable. Voici donc la suite de cette incroyable journée : En entrant dans l’office de tourisme j’étais effaré, je me suis avancé vers un employé de l’accueil qui souriait à mon approche. Il m’a gentiment demandé, dans un français tout à fait correct, s’il pouvait m’aider. Comment avait-il deviné ma nationalité alors que je ne portais ni béret,  ni baguette, et n’était ni désagréable ni hautain ?

Accroche toi, j’ai un instant cru que je faisais face à un initié en télépathie. J’imaginais déjà tous les habitants, experts en neurologie, s’introduire dans mon cerveau d’étranger novice. Peut être même qu’ils connaissaient mes vices, mes failles et le secret de ma chambre. Puis je me suis rappelé que j’avais collé le drapeau français sur tous mes hauts de vêtements. Juste au cas où.

Pour en revenir à ma surprise initiale, tiens-toi bien Tata : personne ne portait le kilt (3a) ! Je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander pourquoi. Tout le monde a beaucoup ri. J’ai beaucoup eu honte.

 

Bref, bien que le kilt fasse partie de leur culture, il semblerait qu’il soit porté davantage dans les Highlands.

 

J’ai expliqué que je cherchais mon hôtel et des informations sur mes parents. J’ai même montré la seule photo que j’ai d’eux. Je pense que tu la connais bien : je suis en gros plan, ado en train de pleurer, du chocolat fondu sur mes lèvres. Papa et maman sont légèrement derrière moi, en train de rire. C’était le soir de la finale de coupe du monde de football en 2006 contre l’Italie. Je me souviens comme si c’était hier du penalty, de l’égalisation, de la tête de Zidane d’abord pour obliger Buffon à une parade, puis de sa tête moins inspirée sur Materazzi. Il y eut le choc, la colère puis les larmes et cette photo traumatisante. Tu dois rire comme une pintade j’imagine. Tant pis.

Quand je lui ai tendu cette photo, un sourire s’est dessiné sur son visage. J’imagine que c’est ma tête déconfite qui l’a encouragé à partir dans un fou rire incontrôlable. Tu connais sans doute l’expression « mort de rire » ? Ce monsieur bien gentil a failli la vivre. Il a pu survivre grâce à un rigoureux exercice de respiration qu’il a appris chez les moines Shaolin.

Pour ma part, j’ai obtenu mes informations. Mais je me suis senti comme Pippin (3b) quittant pour la première fois sa Comté. Un petit poisson qu’on aurait envoyé dans un océan de piranhas et qui serait sur la défensive. J’ai rejoint mon hôtel pour ma première nuit, soulagé. 

 

Arrivé devant mon lit, une lettre m’attendait. Un mot de bienvenue ? Non, voici le mot qui y était inscrit :

 

« Bobby,

Je sais que vous vous trouvez à Glasgow. Je sais également où se trouvent vos parents. Ils sont passés à Glasgow il y a quelques jours et sont partis pour Édimbourg. Dans la prochaine lettre, je vous en dirai davantage. Ne me demandez pas qui je suis ni comment je sais tout cela. Libre à vous de me croire.

Je vous souhaite sagesse, patience et lucidité : quelques jours à Glasgow pourraient encore vous aider.

Signé : Le Zeste tétu ».

 

Qu’en penses-tu ? Demain, j’irai manger à l’un des meilleurs restaurants de la ville : Rawlings : Love to Eat. Je sais que ce restaurant te dit quelque chose, c’est un merveilleux endroit où nous allions manger avec mes parents. Nous y sommes allés trois fois lors de chaque voyage à Glasgow. En Écosse, tu le sais, nous n’allions qu’à Glasgow. Tu sais aussi que c’est pour cette raison que j’ai souhaité commencer mes recherches en Écosse : par la seule ville qui me « paraissait » familière. Mais je me suis vite rendu compte que je n’avais rien mémorisé. Mes guides étaient mes parents. Le reste de l’Écosse me fait terriblement peur mais j’irai. J’irai dans l’ombre, dans l’inconnu, dans les ténèbres des abysses et dans l’obscurité des méandres du néant. Tout un programme ! Je me laisse quelques jours de détente afin de prendre la bonne décision et mener mon enquête. 

 

Glasgow

 

En attendant, je te fais part de mes interrogations. Puis-je faire confiance à celui ou celle qui m’a écrit ? Qui est-il ? Et surtout comme se fait-il que la lettre soit arrivée là avant moi ? Elle n’a pu être écrite qu’à Glasgow et déposée ici par quelqu’un de l’hôtel.

 

A bientôt Tata.

Ton Bobby.

 

PS : Sais tu d’où est venue cette tradition « spéciale » liée à notre nom de famille ?

 

Annexes

 

 

3a. Le kilt

 

Sporran

Le kilt est devenu un habit traditionnel de l’Écosse, et plus particulièrement des Highlanders (habitants du nord de l’Écosse) à la fin du 18ème siècle. Paradoxalement, ce serait un anglais qui serait à l’origine de sa création. En effet, l’ancien habit le « feileadh mor » n’était pas adapté au travail industriel. Le kilt était né, après qu’un tailleur local, ait séparé l’ancien habit en deux parties ! Le sporran peut s’ajouter à l’ensemble pour pallier au manque de poche. Il signifie littéralement « sacoche ».

En 1746, l’armée jacobite, essentiellement constituée de Highlanders, est battue lors de la bataille de Culloden. L’armée anglaise interdit alors le port d’armes, de cornemuse et du kilt. L’interdiction sera levé en 1782. Il est alors porté par l’aristocratie écossaise, puis à l’initiative du roi George IV, visitant l’Écosse en 1822, vêtu d’un kilt, il fut même adopté par la couronne britannique.

 

 

Tartan Highland titles

Traditionnellement, on ne porte rien sous le kilt mais cela est laissé à l’appréciation de chacun, des sous vêtements spécifiques aux kilts existent et sont proposés en accessoires. Le tartan est l’étoffe utilisée pour confectionner les kilts. 

Et si vous demandiez « que portez vous en dessous » ? Normalement, ce n’est pas une question que l’on pose mais les écossais répondent bien souvent « L’avenir de l’Écosse ».

Les motifs sont associés à des clans et s’appellent des sett. Les sett sont beaucoup plus anciens que le kilt et le premier répertorié est le « sett de farkirk » retrouvé prés du mur d’Antonin et date du 3ème siècle. Aujourd’hui, des kilts plus légers existent pour des activités sportives.

 

Un autre article sur le kilt ici !

 

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3b. Pippin

 

Billy Boyd

Pourquoi parler de Pippin, de son vrai nom Peregrine Touque ? Parce que l’acteur qu’il l’incarne dans le  Seigneur des Anneaux, Billy Boyd, est Écossais !

 

Pippin est un hobbit qui fait partie de la fraternité de l’Anneau (ou communauté de l’anneau) après avoir insisté pour que lui et Merry en fassent partie. Pippin, grâce à son caractère impertinent, se sort de situations critiques et devient leader de batailles importantes (bataille de Belleau, bataille d’Isengard) et participe à la défaite de Saroumane ! Il sauve aussi Faramir de la folie de son père.

 

Il forme un duo avec Merry et gagnent tous deux en maturité pendant l’aventure. Étymologiquement, Pippin signifie qui part à l’étranger, ce qui correspond parfaitement à l’Histoire de Tolkien.

 

Lord du tournage, Billy Boyd participa a une soirée karaoké. Le producteur Peter Jackson, se rendant compte qu’il chantait bien, ajouta une scène de chant dans le film de la trilogie (2001-2003) et lui demanda aussi d’interpréter la chanson finale du dernier film du Hobbit, La Bataille des Cinq Armées. Dernière anecdote, l’acteur était l’un des plus âgés alors qu’il incarnait le personnage le plus jeune.

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À très vite pour le quatrième épisode du Voyage en Écosse de Bobby ! En attendant n’hésitez pas à découvrir la page Facebook de Nicolas


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